NICOLAS SARKOZY ET LES FRANCAIS - 2007 - 2012

Les cinq difficultés de la méthode Sarkozy, par Charles Wyplosz



Loin de l’exaltation antisarkozyste de certains, Charles Wyplosz, professeur d’économie, Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales (Genève), tente un bilan à froid des premiers mois de la Présidence de Nicolas Sarkozy.

Premier bilan sans concession mais sans mauvaise foi. En conclusion, Charles Wyplosz esquisse quelques solutions.

Extrait:

“Durant la campagne, Nicolas Sarkozy a articulé un programme d’une densité inhabituelle. Pas un pan de la vie des Français n’a été oublié, les propositions étaient audacieuses et, en général, bonnes. La rupture a été plébiscitée. Arrivé à l’Elysée, Sarkozy martèle les mêmes thèmes, entame son programme mais, comme on aurait pu s’y attendre, nombre de ses projets semblent absorbés par les sables mouvants de la politique. La méthode qui consiste à ouvrir simultanément une multitude de fronts commence à montrer ses limites.

En principe, c’est une bonne idée. Parce que chaque réforme utile remet en cause des positions acquises, souvent de longue date, elle génère l’hostilité des personnes qui en font les frais. L’avantage de faire appel en même temps au sens civique de chaque Français pour demander un petit bout de sacrifice pour le bien-être collectif est qu’il est possible de dénoncer les résistances éventuelles comme autant d’égoïsmes responsables du déclin, autre thème martelé durant la campagne. On pense à Churchill qui promettait du sang et des larmes pour sauver la patrie. Avec beaucoup de pédagogie, dans la foulée de l’élection et de la légitimité qui l’accompagne, c’était jouable. Mais, bien sûr, le risque a toujours été que ne se constitue un large front du refus, une alliance contre-nature des notaires, des fonctionnaires, et des hypermarchés. “

“La méthode a buté sur cinq difficultés.

Tout d’abord, ce n’est pas le sens civique qui a été au rendez-vous, mais le cynisme. Cynisme des cheminots qui n’ont même pas essayé d’utiliser l’argument, éculé il est vrai, de la sécurité des passager ou de la qualité du service public pour défendre leurs privilèges. Cynisme des avocats qui veulent défendre le fromage des divorces. Cynisme des juges qui veulent maintenir leur statut de notables de province. La liste est longue.

Ensuite, Nicolas Sarkozy s’est laissé enfermer dans un calendrier trop long. Après le feu d’artifice des premières semaines (loi TEPA, autonomie des universités, carte scolaire, assouplissement des 35 heures, fusion ANPE-UNEDIC) on est entré dans une longue phase de gestation. La réforme des régimes spéciaux a semblé relancer le mouvement, d’autant que le gouvernement a gagné sa grève symbolique, mais la suite n’est pas arrivée.

Troisième déception, les annonces de réformes portaient bien la marque de la rupture, mais leur mise en œuvre rappelle fortement les bonnes vieilles négociations. Face aux résistances des étudiants on a écarté la sélection. La réforme des régimes spéciaux de retraite a été maintenue dans son principe, mais répartie sur un temps bien long. Après deux tentatives partielles, les 35 heures sont moribondes mais bougent encore. A chaque fois, le gouvernement a mis la main dans l’escarcelle pour conclure des négociations pénibles.

Il y a aussi la méthode de la sous-traitance des réformes. Commissions Balladur, Attali ou Pochard, Grenelle de l’environnement, négociations syndicats-patronats sur le contrat de travail, et bien d’autres enceintes ont été chargé de proposer les ” réformes que nous ferons “. Cela semblait une bonne idée. Si les parties concernées se mettent d’accord sur des réformes, elles seront politiquement faciles à mettre en œuvre. Oui, mais comme ces cénacles sont constitués autour des groupes de pression qui ont su si efficacement bloquer toutes les réformes depuis trente ans, la plupart des propositions qui en sortent ne sont qu’une pâle copie des lettres de mission.

Enfin, l’approche tous azimuts se révèle dangereuse, non pas à cause de l’émergence d’un front du refus qui n’existe pas, du moins pas encore, mais parce qu’elle conduit à la dispersion des efforts et au gommage des priorités. Nicolas Sarkozy est convaincu qu’il y a beaucoup à faire et que trop de temps a été perdu. Il a raison, mais cela signifie qu’il faut commencer, en début de mandat, par le plus important, qui est souvent le plus difficile, et conduire des réformes entières.”

En conclusion, Charles Wyplosz estime:

“Pour baisser le chômage durablement et de manière très substantielle, il faut réformer le marché du travail. Bien sûr, l’éducation, la recherche, la mobilité des travailleurs et plein d’autres choses permettront d’améliorer la situation, mais à la marge. Le cœur du sujet, c’est le contrat de travail et le traitement du chômage.

Il reste peu de temps au gouvernement pour identifier le chômage comme sa priorité absolue et y consacrer tout son capital politique, au lieu de se disséminer sur une kyrielle de mesures qui sont toutes utiles, mais dont l’addition n’est pas à la hauteur des ambitions annoncées. Cela suppose une réforme du marché du travail qui aille au-delà des accords syndicats-patronat et des propositions de la Commission Attali. Cela suppose aussi et surtout l’offre de compensations aux personnes qui auraient à subir les conséquences de la réforme. Si, durant son mandat, Nicolas Sarkozy n’aura réussi que cette réforme, mais elle doit être complète, il rentrera dans les livres d’histoire comme le président qui a amorcé le redressement du pays. Sinon, comme ses prédécesseurs, il laissera le souvenir de quelques avancées glorieuses, mais le déclin de la France se poursuivra inexorablement.”

Son analyse est à lire en intégralité sur le site Telos:

Sarkozy : premier bilan à froid | Telos

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GERARD GRUNBERG : L’antisarkozysme n’est pas une politique



Gérard Grunberg

Directeur de recherche au CNRS / Sciences Po
TELOS

L’antisarkozysme n’est pas une politique

“La France est à nouveau le théâtre d’une pièce qu’elle aime à se rejouer de temps à autre. L’argument nous en est familier. Il nous a été légué par notre grande Révolution : c’est celui de l’union des républicains contre la tyrannie. L’appel à la vigilance républicaine lancé par l’hebdomadaire Marianne et signé par diverses personnalités politiques ressort de cette tradition.

Dans la plupart des pays démocratiques, majorité et opposition s’opposent, programme contre programme. En France, la rhétorique politique a toujours préféré, comme figure principale, l’opposition du peuple contre ses tyrans. Rappelons-nous Le Coup d’Etat permanent écrit par François Mitterrand en 1964 contre le ” pouvoir personnel ” du général de Gaulle. Ce thème, qui réapparaît de loin en loin, constitue notre mode privilégié d’organisation du débat politique.

Il a ceci de particulier qu’il porte un modèle d’opposition au pouvoir politique qui consiste à mettre en cause sa légitimité en l’accusant de violer ses principes. Dès lors il n’est pas prioritaire d’opposer un projet à un autre. Il faut réaliser l’union des républicains contre la monarchie, élective ou non. Historiquement, ce réflexe républicain est également lié à la défense de la laïcité, principe fondateur de la République en France. Sous la Troisième République, les républicains ne pouvaient jamais s’unir sur un programme ni nouer des alliances durables. Mais ils savaient se regrouper au moment des élections au nom de la défense républicaine contre le ” cléricalisme ” et les ” monarchistes “. Nos signataires reproduisent cette figure centrale de la politique française.

Il est vrai que le président en place a tout fait pour réactiver le vieux réflexe ” anti-monarchiste ” et ” anticlérical ” de défense de la République. Une meilleure connaissance des structures élémentaires de notre culture politique lui aurait permis d’éviter cet affrontement, à moins qu’il ne l’ait recherché. Ainsi, en matière de laïcité ou de posture présidentielle, il agite le chiffon rouge sur des points sensibles de la tradition républicaine française et alimente nécessairement la polémique.

Mais cet appel n’est pas une bonne idée. La ” cartel des non ” contre la constitution de 1958-1962 a jadis montré son inefficacité politique. Il traduit davantage les faiblesses de l’opposition qu’une capacité de proposition et un programme d’alternance crédible ; davantage le vieux penchant pour le ” dire ” que la capacité à ” faire “. Certes, Nicolas Sarkozy a poussé loin la présidentialisation du régime. Mais il s’agit plus d’une différence de degré que de nature par rapport à la pratique de ses prédécesseurs. En outre il a été encouragé dans cette voie par la réforme institutionnelle voulue par Lionel Jospin et accomplie en 2000-2001, c’est-à-dire l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral. Puisque le premier reproche adressé par les signataires de l’appel concerne la dérive monarchique du pouvoir, il serait bon qu’ils indiquent clairement quelle réforme des institutions ils proposent et s’ils sont d’accord entre eux pour la présenter et pour tenter de la faire aboutir. Il faudra bien en finir un jour avec l’attitude schizophrénique de nombre de responsables politiques à l’égard du régime, qui consiste à le vilipender dans l’opposition mais à profiter de toutes les ressources qu’il offre une fois au pouvoir. C’est une grande faiblesse pour un pays que ce désaccord permanent de ses élites politiques sur ses institutions. Et ce n’est pas la ” vigilance républicaine ” qui résoudra ce problème.

D’autant que ce qui frappe aujourd’hui, ce n’est pas tant la puissance illimitée du pouvoir exécutif que son impuissance évidente. Impuissance à agir, à mener une action cohérente et lisible, à entraîner le pays sur la voie nécessaire de la réforme. Ce n’est pas d’une hyper présidence que nous souffrons mais d’une présidence empêtrée. Que le pouvoir se réfugie aujourd’hui dans le verbe et qu’il le fasse parfois de manière imprudente, critiquable voire provocatrice, c’est vrai. Mais cela n’oblige pas les oppositions à utiliser le même registre. L’appel du 14 février ne constitue pas une réponse politique, au sens moderne du terme, au pouvoir en place. Les leaders politiques devraient proposer plutôt que pétitionner. Leur appel brouille les lignes au lieu de les éclairer. Car à quoi finalement appellent-ils ? À renverser le président ? Cela ne paraît pas concevable. À constituer une nouvelle opposition unie ou, au moins à avancer quelques propositions communes ? Certainement pas. À affaiblir politiquement Nicolas Sarkozy ? À l’évidence oui, mais en cette matière, comme on l’a vu en 1962 et en 1968, il faut se méfier d’un possible effet boomerang.

La République n’a rien à y gagner de toutes manières. Nos différents protagonistes aiment à jouer une partition qu’ils connaissent bien, parce qu’elle est dans nos gènes politiques. Mais qui peut penser sérieusement que la situation actuelle voit s’opposer républicains et monarchistes ? De même tout le monde sait que cet appel n’a rien à voir avec des ” méthodes staliniennes “. Il ne s’agit pas davantage d’un ” complot politico-financier ” ! Il s’agit, comme souvent, des deux côtés, d’une fuite vers le verbe dans une situation du pays que les leaders de toutes tendances ont bien du mal à maîtriser. D’un mélodrame, pas d’un drame. Un vieux mélodrame où chacun connaît son rôle par cœur et le joue à merveille. Et où la diabolisation réciproque permet d’échapper au monde réel.”

Gérard Grunberg est directeur de recherche CNRS au CEVIPOF, Centre de recherches politiques de Sciences Po, et directeur scientifique de Sciences Po. Il enseigne dans le master « Sociétés et politiques comparées » de Sciences Po. Il préside le conseil scientifique des Presses de Sciences Po et la commission des chercheurs de la Fondation nationale des sciences politiques. Ses recherches portent sur la sociologie politique et notamment la sociologie électorale et les partis politiques.

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VIDEO YVES JEGO GUY BIRENBAUM



Entretien Yves Jégo - Guy Birenbaum réalisée pour LePost.fr

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L’Agriculture Biologique en débat



Débat sur l’Agriculture Biologique, ouvert par une

Lettre ouverte au Président de la République
par un collectif d’intellectuels et d’O.N.G. pour soutenir
l’Agriculture Biologique
.

Liste ci-dessous.

Paris, le 22 février 2008.

Objet : Rétablir l’équité dans l’octroi des aides agricoles en
France.

Monsieur le Président de la République
Palais de l’Elysée
Rue du Faubourg Saint-Honoré
75008 Paris.

Monsieur le Président,

Nous avons l’honneur d’attirer votre attention sur une situation que nous jugeons anormale, voire indécente face aux difficultés que rencontrent nos concitoyens dans la recherche d’une alimentation de qualité.

Alors même que des sommes considérables sont allouées à une minorité de producteurs spécialisés dans les grandes cultures intensives, la très forte demande qui existe en France en faveur des produits de l’Agriculture Biologique ne peut être satisfaite alors que notre pays doit importer près de 50% de ses besoins !

Malgré l’annonce d’un programme ambitieux, le plan Barnier, pour tripler les surfaces en Agriculture Biologique avant 2012 et la circulaire du Premier Ministre le 19 décembre dernier, demandant à toutes les administrations d’introduire 20% de produits biologiques dans la restauration collective, on assiste simultanément à des mesures contradictoires et discriminatoires à l’égard des organisations professionnelles de l’Agriculture Biologique.

Cette forme d’agriculture, créatrice d’emplois, respectueuse de l’environnement et des ressources en eau, se trouve en situation de concurrence déloyale face à l’agriculture industrielle dont les coûts externes ne font que croître.

La justification que donnent les institutions selon lesquelles il n’y a pas suffisamment de crédits disponibles pour l’agriculture biologique n’est pas recevable compte tenu du fait que les producteurs concernés par les grandes cultures intensives, dont le revenu a augmenté de 80% en 2007 en raison de la flambée des prix sur le marché mondial, perçoivent toujours l’essentiel des subventions nationales et communautaires.

Nous devons rappeler que les aides importantes, dont continuent de bénéficier une catégorie privilégiée de producteurs, avaient pour objet la compensation de leurs revenus quand les prix mondiaux étaient inférieurs à ceux du Marché Commun européen.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui et cette situation est devenue intolérable, avec d’un coté une rente de situation très élevée, pour certains qui perçoivent l’équivalent de vingt à trente SMIC par an, et de l’autre des agriculteurs modestes contraints de quitter leur terre pour aller parfois, grossir la liste des abonnés aux << Restaurants du COEur >>…

Cette disparité, profondément injuste, s’inscrit dans un contexte général de déficit de la balance commerciale de la France qui exporte, il est vrai des céréales, mais importe par ailleurs 60% de ses besoins alimentaires, notamment les protéagineux, les fruits et légumes, les produits bio, etc… On est très loin de la sécurité alimentaire annoncée puisque sous couvert d’aménagement du territoire on aggrave les disparités régionales et on accentue les pertes d’emplois en milieu rural. Nous sommes là aux antipodes d’un authentique développement soutenable, économiquement, écologiquement et socialement.

Nous vous demandons, Monsieur le Président, de rétablir au plus vite l’équité dans la répartition des aides agricoles comme l’ont fait l’ensemble des pays voisins.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de notre haute considération.

Pour le Collectif de la Lettre Ouverte (liste ci-après):

Philippe Desbrosses, Président d’Intelligence Verte
info@intelligenceverte.org tél. 06 08 27 36 53.

Liste des premiers signataires de la lettre ouverte :

- Coline SERREAU
- Edgar MORIN
- Albert JACQUARD
- Corinne LEPAGE CRII-GEN
- Allain BOURGRAIN DUBOURG ( L.P.O.)
- Yann ARTHUS -BERTRAND Good Planet
- Bernard CRESSENS, directeur des programmes W.W.F.
- le W.W.F.
- Jacques TESTART Président de Science Citoyenne
- André CICOLELLA Président des Lanceurs d’Alerte
- François VEILLERETTE Président du MDRGF
- Dominique BELPOMME Cancérologue, Président de l’ARTAC.
- Gilles-Eric SERALINI expert international (Génie Biomoléculaire)
- Christian VELOT comité scientifique du CRII GEN
- Claude GRUFFAT Président de BIOCOOP
- Hugues TOUSSAINT Président de l’Association BIO CONSOMM’ACTEURS
- Yann FIEVET Vice-Présidente d’ Action Consommation.
- Maria PELLETIER Présidente d’OBJECTIF BIO
- Christian PORTAL du Collectif ACECOMED
- Dominique ERAUD Collectif Ecomédecines
- Alain MATESI association CoLLecT-IF (La Ciotat)
- Michel MOMBRUN Objectif 21.
- Jean-Claude PIERRE Fondateur d’Eaux-et-Rivières de Bretagne -
Président de Nature-&-Culture
- Lylian LE GOFF Réseau COHERENCE. Expert scientifique de France-
Nature-Environnement
- Jérôme HENRY (Banquier coopératif)
- Marjolaine WATELLE de la Revue Soleil Levant
- Daniel BRABIS GRIT/Transversale Science-culture
- Philippe LECONTE, Président du Conseil de Surveillance de la Banque
NEF
- Ezzedine El MESTIRI Fondateur et Directeur de la Revue du Nouveau
Consommateur.
- Yannick JADOT porte - parole de Greenpeace.
- Martine LAVAL consultante Management HEC et Solidarités actives.
- Philippe DESBROSSES Association Intelligence Verte.

Les O.N.G. et associations suivantes :

W.W.F.
Les Amis de la Terre ;
MDRGF
L.P.O. ligue pour la protection des Oiseaux.
L’Intelligence Verte pour la sauvegarde de la Biodiversité.
Greenpeace France.
Nord-Ecologie
TEO association Terre.
Nature-&-Culture
Terre de Liens
FNAB, (Fédération Nationale d’Agriculture Biologique
BIOCOOP
BIO CONSOMM’ACTEURS
ACECOMED
ECOMEDECINES
OBJECTIF BIO
GRIT/Transversale - science et culture
A.R.T.A.C.

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VIDEO JEAN SARKOZY THIERRY SOLERE



Thierry Solère s’entretient avec Jean Sarkozy

Neuilly-sur-Seine (Canton Sud) : Jean Sarkozy en 2008 ! :
http://www.facebook.com/group.php?gid=8581948821

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