SARKOZY

Le parcours de Nicolas Sarkozy est érigé en modèle par les Républicains aux Etats-Unis

Le President George W. Bush et le Président Nicolas Sarkozy

George W. Bush n’est pas le seul à apprécier Nicolas Sarkozy. Beaucoup de ténors républicains, qui considéraient la France comme un pays « traître»  pour s’être opposé à l’invasion de l’Irak en 2003, ont changé de ton vis-à-vis du nouvel hôte de l’Elysée.

«Sarkozy a réussi à s’imposer comme candidat d’un changement fondamental et à ravaler Ségolène Royal au rang de candidate réactionnaire défendant la bureaucratie», explique Newt Gingrich, l’ancien président républicain de la Chambre des représentants qui participait ce week-end à un rassemblement de son parti dans l’Iowa. Gingrich, qui songe à se présenter comme candidat aux présidentielles de novembre 2008, érige même Nicolas Sarkozy en «exemple» pour son parti.

«Formidable».  Alors que la démocrate Hillary Clinton caracole dans les sondages, il explique que la seule façon pour le Parti républicain de conserver la Maison Blanche serait de nommer un candidat qui soit capable de faire campagne contre George W. Bush - dont l’impopularité atteint des sommets -  «à l’instar de Sarkozy, qui a fait campagne contre Jacques Chirac et qui a réussi à identifier Ségolène Royal à l’impopulaire Chirac». Il rêve que l’électeur américain  associe ainsi Hillary Clinton à George W. Bush, devenu un véritable boulet pour les républicains.

«Sarkozy est formidable», s’exclame Mitt Romney, l’un des principaux candidats républicains à la candidature.

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«Sarkozy l’Américain» bombardé nouveau champion de la droite conservatrice

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  1. 5 Responses to “Le parcours de Nicolas Sarkozy est érigé en modèle par les Républicains aux Etats-Unis”

  2. By Grégory on août 17, 2007

    Un rapprochement entre démocraties se justifie légitimement, mais notre grande démocratie ne peut pas décemment encourager le moindre mouvement totalitaire à l’étranger. Sarkozy se doit de prendre position… et conformément à nos valeurs !

  3. By Sakho on août 14, 2007

    Sarkozy a bien fait de faire le rapprochement avec les USA.La rancune crée la haine et le repli sur soi même.La France avec Sarkozy c’est l’avenir qui se construit .

  4. By Grégory on août 14, 2007

    J’AI HONTE.

    Un peuple espère, ne le trahisons plus :

    Ancienne colonie allemande, le Togo fût partagé entre la France et la Grande-Bretagne à la sortie de la Première Guerre. Le français devint nouvelle langue officielle et devança l’administration du pays à la française. Sous l’impulsion engagée par la Charte des Nations unies de 1945, qui visée à « favoriser l’évolution des populations vers la capacité de s’administrer eux-mêmes », le Togo se dota rapidement d’institutions politiques. L’indépendance fut proclamée le 27 avril 1960, et induit son premier président : Sylvanus Olympio, créateur d’un régime démocratique présidentiel.

    Mais la politique autoritaire divisa déjà les différentes ethnies du pays, jusqu’à l’assassinat du président par des militaires, qui s’empressèrent de prendre le pouvoir par l’intermédiaire du lieutenant-colonel Etienne Gnassingbé Eyadema. La constitution fut suspendue. S’accompagna la fin de toute tentative démocratique avec l’instauration d’un parti unique : le Rassemblement du Peuple Togolais (RPT).
    La situation se dégrada considérablement en octobre 1990, où les manifestations sombrèrent dans la violence. Le général Eyadéma fut réélu le 21 juin 1998 lors d’élection contestée tant par l’opposition (dont Gilchrist Olympio, fils de l’ancien président) que par les observateurs internationaux. Amnesty International publie alors le rapport « Etat de terreur » dont le nom laisse supposer le contenu, à savoir un triste constat des exécutions sommaires post-élection.

    Le 5 février 2005, le Président Etienne Eyadéma Gnassingbé décéda soudainement. A la surprise (et à la jubilation) que suscita cet événement, suivit la colère de voir Faure Gnassingbé succéder à son père par une subterfuge juridique. La capitale s’embrasa à nouveau jusqu’à ce que la pression internationale obligea le nouveau président à démissionner et à organiser de nouvelles élections, qu’il remporta évidemment : malgré les exclamations de l’opposition et les images de militaires fuyant urnes sous le bras, le conseil constitutionnel retint les résultats officiels jusqu’à la reconnaissance de la victoire de Faure Gnassingbé par son ami Jacques Chirac, alors chef de l’Etat français. Lomé rempila ses manifestations plus farouchement et plusieurs milliers de personnes quittèrent le pays. La crise politique contraint alors Faure Gnassingbé à former un gouvernement d’union nationale par l’élection du 9 juin 2005 d’Edem Kodjo, premier ministre. Amnesty international dénonça une fois de plus « un scrutin entaché d’irrégularités et de graves violences » subies par les opposants présumés. Ce rapport poursuit par la scandaleuse ambiguïté de la France, qui persévère à armer les militaires togolais et à soutenir le régime en place au détriment du respect des droits de l’Homme.
    Prochaine élection législative prévue en décembre 2007…

    Mais il est difficile d’espérer des élections claires et transparentes malgré la fervente volonté de nombreux citoyens, qui demeurent ballonnaient par les représailles militaires et par le rôle incompréhensible et malsain de la communauté internationale, notamment de la France.
    L’Union européenne exige des élections « libres » et « transparentes » avant de normaliser ses relations avec le Togo, rompues depuis 1993 pour « déficit démocratique » ; mais pour ce faire, il conviendrait de s’abstenir d’encourager le totalitarisme actuel.

    Dans ce contexte, je ne conçois pas l’absence de rancœur du peuple togolais vis-à-vis des ressortissants français : la France a contribué au maintien d’un régime autoritaire alors que le peuple togolais aspirait à la quiétude d’une véritable démocratie, et ce peuple ne nous méprise même pas… pourtant moi, j’ai honte !
    Ce pays, qui aurait pu se délivrer du militarisme lors des élections, s’embourbe désormais sous les treillis, parce qu’un inconscient Chef d’Etat a préféré reconnaître la légitimité de son ami plutôt que du véritable vainqueur des urnes.

    Dès lors, les barrages se dressent sur les routes togolaises, et les militaires, gendarmes et policiers accentuent la terreur par des contrôles qui aboutissent systématiquement au racket de la population. Les chauffeurs de taxis s’arrêtent et présentent leurs papiers dans lesquels ils doivent glisser 300 francs CFA. Les coups de bâtons tombent sur les naïfs cultivateurs effrayés, alors que les balles fusent vers les étudiants qui tentent en vain de faire évoluer leur patrie. Et le tout avec le soutien du plus éminent citoyen français. Quelle honte !

    Outre la terreur militaire, la corruption gangrène le pays, et s’amplifie à tous niveaux. Propagation que l’on ne peut enrayer que par la résistance à l’oppression via l’insurrection pacifique. Or, celle-ci finit inexorablement pas être maté brutalement.

    Et nous, qui bannissons la corruption de notre nation, nous l’encourageons indirectement chez autrui. Quelle honte !
    Pire, nous oublions que nos ambassades et consulats sont les représentations de notre Etat, et qu’elles se doivent d’être dignes et donc vierges de toutes violations de nos valeurs fondamentales. A ce titre, il serait peut être utile de leur rappeler que, d’une part, les fonctionnaires français sont soumis à un devoir d’intégrité, dont le manquement expose à une sanction disciplinaire, et d’autre part, que la corruption constitue un délit sanctionné par une peine de dix ans d’emprisonnement et de 150.000 euros d’amende (article 435-3 du code pénal). A quoi, il faudrait rajouter que la loi pénale française s’applique, certes sur le territoire français, mais également à tout citoyen français commettant une infraction à l’étranger (article 113-6 du code pénal), et ce, même dans les ambassades… Enfin, il conviendrait de ne pas oublier que l’immunité diplomatique n’est opposable qu’au pays hôte, mais le système judiciaire du pays d’origine demeure compétent pour d’éventuelles infractions d’un diplomate.

    Alors mes mains tremblent rien que de penser que mon Etat se prostitue subrepticement en sol étranger, lui qui paraît si fiable devant la communauté internationale. Mes yeux brillent rien que de penser que mon Etat cautionne délibérément des dictatures en sol étranger, lui qui proclama si tôt les droits de l’Homme et du Citoyen. Mes poils s’hérissent rien que de penser que mon Etat souffre donc d’un sombre dédoublement de personnalité. Un Etat malade étant un Etat en voie d’extinction, Citoyens, agissons et guérissons notre nation !

    Ne tolérons plus jamais la violation des droits fondamentaux des Hommes et des Citoyens !
    Ne cautionnons plus jamais de faits que nous n’admettrions pas sur notre territoire !
    Et résistons inéluctablement à toute oppression qui tenterait d’évincer l’un de ses principes.

    Elus et gouvernants, prenez conscience que les citoyens surveillent discrètement mais attentivement…
    Que vos actes ne nous déshonorent plus jamais !

    GM

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