SARKOZY

RESULTATS ELECTIONS EUROPEENNES 2009 FRANCE



ELECTIONS EUROPEENNES 2009 - RESULTATS FRANCE

FRANCE ENTIERE
Nombre de siège(s) à pourvoir : 72

   RESULTATS


  Nombre % Inscrits % Votants
Inscrits 44 282 679    
Abstentions 26 282 225 59,35  
Votants 18 000 454 40,65  
Blancs ou nuls 781 480 1,76  4,34
Exprimés 17 218 974 38,88  95,66


Nuances de listes Voix % Exprimés Sièges
Listes d’extrême-gauche (LEXG) 1 050 170 6,10
Listes du PCF et du Parti de gauche (LCOP) 1 041 755 6,05 4
Listes du Parti socialiste (LSOC) 2 837 674 16,48 14
Listes divers gauche (LDVG) 81 045 0,47 1
Listes des Verts (LVEC) 2 802 950 16,28 14
Listes régionaliste (LREG) 42 969 0,25
Autres liste (LAUT) 768 375 4,46
Listes centre-MoDem (LCMD) 1 455 225 8,45 6
Listes de la majorité (LMAJ) 4 798 921 27,87 29
Listes divers droite (LDVD) 1 160 933 6,74 1
Listes du Front national (LFN) 1 091 681 6,34 3
Listes d’extrême-droite (LEXD) 87 276 0,51

Résultats estimés, selon les sondages à la sortie des urnes pour la France :

UMP 28,3   %
PS 17,5  %
EUROPE ECOLOGIE 14,8  %
MODEM  8,7 %
FRONT NATIONAL 6,5  %
FRONT DE GAUCHE 6,3  %
LIBERTAS  5 %
NPA NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE 5  %

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Bayrou démystifié : Dominique Paillé, Les habits neufs des faux centristes : Arnaque ou imposture ? - LE CHERCHE MIDI



« Au fil du temps, en une vingtaine d’années, de 1989 à nos jours, de changements de stratégie calamiteux en échecs patents, François Bayrou n’a eu de cesse de jouer à cache-cache avec le Centre et de l’instrumentaliser pour mener une carrière esseulée. Il a successivement dévoyé le centrisme, trahi les centristes, abusé l’électorat du Centre. Il mène désormais une aventure personnelle qui a peu de chances de lui permettre d’atteindre son objectif obsessionnel : la présidence de la République. »

Dominique Paillé ne pratique pas la langue de bois, et il sait par ailleurs de quoi il parle ! Il a été l’un des principaux responsables de l’UDF pendant plus de dix ans.

Il revient avec passion sur les causes de la disparition de la formation centriste. Il raconte et fait revivre les petits et les grands épisodes qui ont conduit François Bayrou à en finir avec l’UDF et à devenir un adversaire politique acharné, pour ne pas dire monomaniaque, de Nicolas Sarkozy.

Il met directement en cause les choix opportunistes et le comportement irrationnel du président du Modem. Il stigmatise sa démarche « tortueuse et improbable », ce marché de dupes politique que François Bayrou propose aux électeurs, puisque, dans l’hypothèse – uniquement d’école – où il serait élu à l’Élysée, il ne pourrait rallier qu’un seul des deux camps pour gouverner.

Voilà François Bayrou démystifié, voire démasqué.

Dominique Paillé dresse enfin les portraits des principaux acteurs de la vie politique française qu’il a côtoyés au cours de ces dernières années. Ce document livre un éclairage captivant et utile sur le fonctionnement du microcosme politique.

L’auteur

Dominique PAILLE

Dominique Paillé est un des principaux responsables nationaux de l’UMP. Nommé secrétaire général adjoint en 2007, il est aujourd’hui porte-parole du Mouvement populaire.

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Précisions de Arash Derambarsh, directeur du département Politiques et personnalités publiques au Cherche Midi, en réponse à François Bayrou:

“En 31 ans d’existence, nous avons édité Jean Lassalle du Modem, Julien Dray ou les pensées de François Mitterrand du Parti socialiste, Jean-Christophe Lagarde du Nouveau Centre ou encore Marie-George Buffet du Parti communiste.

Ainsi, nous valorisons la liberté d’expression et nous ne rentrons jamais dans la politique politicienne. Par ailleurs, à titre d’information, Dominique Paillé n’est plus conseiller du président de la République depuis peu.

C’est pourquoi je condamne fermement les affirmations de François Bayrou qui sous-entend que Dominique Paillé, auteur au Cherche Midi éditeur, publie avec la main invisible de Nicolas Sarkozy. Nous n’aurions pas accepté cette situation car nous ne voulons pas être instrumentalisés politiquement.”

Dominique PAILLE
Les habits neufs des faux centristes
Arnaque ou imposture ?
Collection Documents
07 mai 2009
ISBN : 978-2-7491-1505-4
14 € ttc

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Grippe A H1N1 influenza A - Niveau d’alerte pandémique - Current level of influenza pandemic (”Grippe porcine, Swine influenza”)



Grippe A(H1N1) (Improprement nommée “Grippe porcine” ou “Grippe mexicaine“)

Niveau d’alerte pandémique : phase 5

Swine influenza - Current level of influenza pandemic : phase 5

Comment puis-je me protéger contre la grippe A(H1N1)?

Prendre les mesures générales de prévention de la grippe:

* Éviter tout contact étroit avec des gens qui ne semblent pas bien portants et qui présentent de la fièvre et une toux.
* Se laver les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement.
* Avoir une bonne hygiène de vie, à savoir dormir suffisamment, s’alimenter correctement et conserver une activité physique.

Comment prendre en charge à la maison une personne malade?

* Essayer de lui réserver un endroit de la maison à l’écart. Si c’est impossible, maintenir une distance d’au moins un mètre entre elle et les autres occupants.
* Se couvrir le nez et la bouche lorsqu’on s’occupe de la personne malade. On peut acheter des masques dans le commerce ou les fabriquer à l’aide de tissus facilement disponibles du moment qu’on les nettoie ou qu’on les élimine correctement.
* Se laver les mains soigneusement à l’eau et au savon après chaque contact avec la personne malade.
* Essayer de bien aérer la zone où se trouve la personne malade. Ouvrir les portes et fenêtres pour faire circuler l’air.
* Maintenir l’environnement propre à l’aide de produits ménagers facilement disponibles.

Si vous vivez dans un pays où la grippe A(H1N1) a provoqué des cas de maladie chez l’homme, suivre les autres conseils donnés par les autorités de santé nationales et locales.

Que faire si je pense avoir contracté la grippe A(H1N1)?

Si vous ne vous sentez pas bien, présentez une forte fièvre, de la toux et/ou un mal de gorge:

* Restez chez vous et évitez de vous rendre sur votre lieu de travail, votre école ou à des rassemblements.
* Reposez-vous et absorbez des liquides en abondance.
* Couvrez-vous le nez et la bouche de mouchoirs en papier lorsque vous toussez et que vous éternuez et éliminez-les ensuite correctement.
* Lavez-vous les mains à l’eau et au savon fréquemment et soigneusement, surtout après avoir toussé ou éternué.
* Informez votre famille et vos amis de votre maladie et recherchez de l’aide pour les tâches ménagères qui supposent des contacts avec d’autres gens, par exemple les courses.

Que faire si j’ai besoin de soins médicaux?

* Contactez votre médecin ou prestataire de soins de santé et, avant de vous rendre à son cabinet, décrivez-lui vos symptômes. Expliquez pourquoi vous pensez avoir contracté la grippe porcine (par exemple si vous vous êtes récemment rendu dans un pays où sévit une flambée de grippe porcine chez l’homme). Suivre les conseils qu’il vous aura donnés pour les soins.
* S’il ne vous est pas possible de contacter votre prestataire de soins de santé à l’avance, faites part de votre suspicion de grippe porcine dès votre arrivée dans l’établissement de soins de santé.
* Prenez soin de bien vous couvrir le nez et la bouche au cours de votre déplacement.

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How can I protect myself from influenza A (H1N1)?

Practice general preventive measures for influenza:

* Avoid close contact with people who appear unwell and have fever and cough.
* Wash your hands with soap and water thoroughly and often.
* Practice good health habits including adequate sleep, eating nutritious food, and keeping physically active.

How do I care for an ill person at home?

* Separate the ill person from others, at least 1 meter in distance from others.
* Cover your mouth and nose when caring for the ill person. Either commercial or homemade materials are fine, as long as they are disposed of or cleaned properly after use.
* Wash your hands with soap and water thoroughly after each contact with the ill person.
* Improve the air flow where the ill person stays. Use doors and windows to take advantage of breezes.
* Keep the environment clean with readily available household cleaning agents.

If you are living in a country where there are infections follow additional advice from your national and local health authorities.

What should I do if I think I have the illness?

If you feel unwell, have high fever, cough or sore throat:

* Stay at home and keep away from work, school or crowds.
* Rest and take plenty of fluids.
* Cover your mouth and nose with disposable tissues when coughing and sneezing, and dispose of the used tissues properly.
* Wash your hands with soap and water often and thoroughly, especially after coughing or sneezing.
* Inform family and friends about your illness and try to avoid contact with people.

What should I do if I need medical attention?

* Contact your doctor or healthcare provider before travelling to a health facility, and report your symptoms. Explain why you think you have influenza A(H1N1) (for example, if you have recently travelled to a country where there is an outbreak in humans). Follow the advice given to you.
* If it is not possible to contact your healthcare provider in advance, communicate your suspicion of infection as soon as you arrive at the facility.
* Cover your nose and mouth during travel.

-> Masques FFP2, FFP3, NBC - masques respiratoires : protection grippe aviaire et porcine - PANDEMIE GRIPPE PORCINE H1N1 influenza

-> PANDEMIE MONDIALE : les conséquences économiques (impact macro-économique) - RAPPORT OFFICIEL DU TRESOR AMERICAIN

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GRIPPE PORCINE A/H1N1 - RISQUE DE PANDEMIE MONDIALE : ACTIVATION DU CENTRE DE CRISE



Le centre de crise du ministère français de la Santé est activé pour suivre l’évolution de la situation après l’annonce d’une possible épidémie de grippe porcine (A/H1N1) au Mexique.

Le virus est un mélange de gènes de virus de grippe aviaire, de grippe humaine et de virus de porcs.

Le type A/H1N1 est celui de la grippe espagnole de 1918.

Le XXe siècle a connu trois grandes pandémies :

- 1918, la grippe espagnole
(virus influenza A, sous-type H1N1 :
plus de 20 millions de morts dans le monde entier. Certains avancent le chiffre de 100 millions de morts.)

- 1957, la grippe asiatique
(virus de type A, souche H2N2 : environ un million de morts)

- 1968, la grippe de Hong Kong
(virus de type A, souche H3N2 : environ un million de morts).

Nicolas Sarkozy et Zapatero : aucune volonté d’offenser - Une tempête dans un verre d’eau



SARKOZY ZAPATERO

“La seule interprétation raisonnable des paroles de Sarkozy est qu’il n’avait aucune volonté d’offenser.

Il est évident qu’il s’inclut dans le groupe des “stupides”, avec Zapatero, pour se moquer des intelligents qui ont perdu au premier tour, comme Jospin, et des mêmes qu’il a vaincu, comme Villepin.” (Nouvel Observateur, citant El Mundo, Une tempête dans un verre d’eau)

“Es evidente que él se incluye en el grupo de los “tontos”, con Zapatero, para burlarse de los listos que perdieron en la primera vuelta, como Jospin, y de los que él mismo ha vencido, como Villepin.”

Source: La ofensa de los mamelucos | elmundo.es

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MANUEL VALLS : L’antisarkozysme forcené voudrait masquer ce déficit idéologique de la gauche



Manuel Valls, entretien accordé au Monde. Extraits:

“Le Monde : On vous reproche souvent au PS d’être complaisant à l’égard de Nicolas Sarkozy…

Manuel Valls : L’anathème est une tradition chez certains à gauche. Lorsqu’en 1980, j’ai adhéré au PS dans le sillage de Michel Rocard, ses amis étaient au mieux taxés de “sociaux-démocrates” - ce qui était le début d’une dérive droitière - au pire de “gauche américaine” - ce qui était le début de l’excommunication !

La plupart des socialistes sont aujourd’hui décomplexés à l’égard du marxisme. Mais le PS compte encore des responsables et des militants, sans doute sincères, qui restent hantés par les Spectres de Marx : conception binaire de la société, vision violente de l’Histoire… D’où ce goût commun pour les grandes fresques avec l’extrême gauche : la crise économique devrait dégénérer nécessairement en crise sociale avant d’aboutir à la crise politique…

Pour ma part, je me suis toujours méfié du lyrisme politique et des visions totalisantes. L’Histoire nous apprend que la crise engendre plutôt le repli sur soi et le populisme. Je préfère porter le débat sur notre capacité à dégager des propositions crédibles et utiles pour les Français.

Le Monde : Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à trouver le ton juste face au chef de l’Etat ?

Manuel Valls : Elle a provisoirement perdu une partie de son hégémonie culturelle faute d’avoir bien appréhendé les grands bouleversements du monde depuis trente ans : effondrement du bloc soviétique, globalisation économique, crise de l’Etat-providence…

L’antisarkozysme forcené voudrait masquer ce déficit idéologique, mais il provoque en réalité un double effet pervers. Il grandit le personnage en le mettant au centre de chaque débat : Sarkozy devient celui qui ose tout, conformément à ce qu’il recherche. Et, surtout, il affaiblit la crédibilité de la gauche en l’obligeant à l’outrance : elle devient celle qui craint tout.”

Source: Manuel Valls : “Le Parti socialiste doit être incarné par une nouvelle génération” - Politique - Le Monde.fr

OBAMA - SARKOZY - 60 ANS DE L’OTAN - PASSERELLE MIMRAM



OBAMA - SARKOZY - 60 ANS DE L'OTAN - PASSERELLE MIMRAM

BARACK OBAMA et NICOLAS SARKOZY

4 avril 2009 - STRASBOURG - KEHL

60 ANS DE L’OTAN : Cérémonie symbolique sur la passerelle piétonne Mimram reliant la France et l’Allemagne au-dessus du Rhin.

Nicolas Sarkozy : Le temps du secret bancaire est révolu



Nicolas Sarkozy : “Le temps du secret bancaire est révolu”

VIDEO : Conference de presse de Nicolas Sarkozy au G20 LONDRES

VIDEO : Conference de presse de Nicolas Sarkozy au G20 LONDRES



VIDEO : Conference de presse de Nicolas Sarkozy au G20

LONDRES 2 AVRIL 2009

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NICOLAS SARKOZY - ANGELA MERKEL - SOMMET DU G20 - CONFERENCE DE PRESSE CONJOINTE



CONFÉRENCE DE PRESSE CONJOINTE DE M. NICOLAS SARKOZY
PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

ET DE MME ANGELA MERKEL
CHANCELIÈRE DE LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRALE D’ALLEMAGNE

Sommet du G20 - Londres – Mercredi 1er avril 2009

LE PRESIDENT – Je voudrais dire à mon tour combien je suis heureux de cette rencontre avec
Angela MERKEL qui fait suite à d’innombrables réunions de nos collaborateurs et d’échanges
téléphoniques, encore cette nuit, tous les deux.
L’Allemagne et la France parleront d’une seule voix. Je salue d’ailleurs la présence de Monsieur
STEINBRÜCK et de Madame LAGARDE, nous parlerons d’une seule voix. Nos objectifs sont les
mêmes sur les principes comme sur les modalités. Notre objectif est simple, comme l’a très bien dit la
Chancelière, nous exigeons des résultats. A Washington on a posé des principes, à Londres, on veut du
concret, des résultats.
Nous sommes dans une crise très importante qui provoque beaucoup de souffrance et les gens qui
souffrent ne sont pour rien dans les origines de la crise. Cette crise est devenue économique mais elle
est d’abord, elle est née, par la crise financière. C’est la raison pour laquelle l’Allemagne et la France,
nous voulons que, dans les résultats du sommet, le principe d’une nouvelle régulation soit un objectif
majeur. Nous comprenons très bien, d’ailleurs, l’Allemagne et la France ont pris toute leur part à la
relance, cela va de soit, il faut mettre du carburant et nous l’avons fait. Mais nous disons que sans une
nouvelle régulation, il n’y aura pas de confiance, et sans confiance, il n’y aura pas de reprise. C’est un
objectif majeur non négociable.

Une fois le principe posé, nous nous sommes mis d’accord sur les mêmes lignes rouges.
Les paradis fiscaux. C’est une opportunité historique pour moraliser un système devenu immoral.
C’est maintenant qu’il faut prendre les responsabilités, et les vingt Chefs de Gouvernement et Chefs
d’État réunis devront le dire au monde entier : sont-ils pour la fin des paradis fiscaux ou sont-ils pour
leur continuation ? Il n’y a pas trois positions, il y en a deux. Un paradis fiscal, c’est une place
financière qui refuse de collaborer et de donner des renseignements sur l’origine des fonds. Y a-t-il en
2009 un chef d’État et de Gouvernement qui puisse se permettre de dire au monde entier qu’un paradis
fiscal, c’est normal ? L’Allemagne et la France, nous pensons que c’est impossible. C’est très clair, il
faut une liste. Et la marge de négociation, c’est de savoir si la liste est publiée tout de suite ou dans
quelques jours. Il n’y a pas besoin de faire de grands sommets pour avoir la liste. Tout le monde sait
bien cela.

Deuxième chose, la titrisation. Je rejoins parfaitement ce qu’a dit la Chancelière. Nous ne sommes pas
contre le principe de la titrisation, sans rentrer dans les détails et en parlant sous le contrôle des
Ministres des Finances, mais nous voulons une traçabilité. Après il peut y avoir, on en débat d’ailleurs
nous même, l’Allemagne et la France, on prendra vraisemblablement la même position, mais on veut une traçabilité. Le principe qu’une banque qui titrise garde dans ses comptes une partie de ce qu’elle a
titrisé, c’est simple, cela n’a rien de technique, c’est parfaitement clair.
Les « hedge funds », je ne vais pas redire ce qu’a mieux dit que moi la Chancelière, nous voulons que
les « hedge funds » soient enregistrés et qu’ils soient contrôlés. On peut tout à fait accepter le débat :
jusqu’à quel niveau d’importance du « hedge fund ». On doit enregistrer et contrôler. On peut en
discuter. Mais le principe : aucune institution financière sans contrôle.
Les agences de notation, naturellement, quand on voit le scandale que représentait l’absence de
transparence de certaines agences de notation. Des notations à triple A un vendredi qui devenaient des
triple B un lundi. Il faut que les choses là aussi changent.
Enfin, dernier point, la question de la rémunération des traders et chacun doit le comprendre, c’est un
problème mondial. Si l’Allemagne et la France décidaient que dorénavant ces rémunérations qui ont
poussé à la prise de risque inconsidérée cessaient, si ce n’était pas une décision mondiale, cela
voudrait dire que l’on pénalise nos pays. C’est donc une décision mondiale que celle de la
moralisation – ou appelez cela comme vous le voulez – de la rémunération des traders.

Tout cela, ce sont des lignes rouges. Nous sommes tout disposés à parler du reste avec beaucoup
d’ouverture d’esprit. Si ces problèmes sont clairement résolus.
Dernier point, je pense qu’il faut rendre hommage à Gordon BROWN, nous le faisons, Madame
MERKEL et moi, de tous les efforts qu’il fait pour rassembler tout le monde. Je suis sûr qu’on arrivera
à trouver des accords, mais il y a d’autres difficultés dont il n’est pas le moment de parler. Mais cela,
c’est ce que nous voulons obtenir parce que nous le devons aux peuples qui nous regardent.

QUESTION – Bonjour, une question, je voudrais avoir un peu le détail des négociations parce que
vous nous dites, nous avons nos listes rouges, mais j’ai l’impression qu’il y en a beaucoup qui sont
déjà respectées. Sur les traders, est-ce que vous pouvez confirmer qu’il y a eu un accord entre vos
Sherpas sur le fait qu’ils doivent être rémunérés à long terme en fonction des profits réellement
réalisés et avec l’approbation des conseils d’administration ? Est-ce que vous pouvez confirmer qu’il y
a un accord pour vendre une partie du stock d’or du FMI pour financer les pays les plus pauvres ? Estce
que vous pouvez confirmer que le débat ne porte que sur la publication de la liste à condition qu’on
laisse un délai pour un nouveau « screening » dans trois mois pour permettre de sortir ceux qui
pourraient être sur la liste. Et dernière question, à Madame MERKEL notamment, j’ai cru comprendre
que l’Allemagne n’était pas d’accord avec les visions françaises sur les normes comptables et sur le
changement de gouvernance de l’IASB, est-ce que vous pouvez confirmer cela ?

MME MERKEL – Vous me demandiez s’il y avait un désaccord entre la France et l’Allemagne sur
les normes comptables ? Non, pas de problème. Ce n’est pas un problème. Je ne vais pas bien entendu,
préjuger de la réponse du Président français, mais l’heure n’est pas à des discussions de détails ici ce
soir. Ce qui est en cause, c’est la pondération des objectifs. Ce qu’il faut dire, c’est qu’il y a eu des
événements désastreux dans le monde, il faut sortir de la crise, il faut sortir du désastre ; mais cela ne
doit pas se faire au prix de l’oubli des causes de la crise et ce pour éviter que la crise ne se répète.
Alors, on a progressé, mais il y a encore en effet, c’est vrai, des progrès à faire sur les points que vous
avez évoqués. Le message que nous voulons faire passer au monde, c’est celui que nous venons
d’exposer, le Président et moi-même.

LE PRESIDENT – Je démens formellement la moindre divergence d’appréciation sur les normes
comptables, à moins que vous soyez le troisième négociateur secret, au nom de l’Allemagne. En tout
cas, Monsieur STEINBRÜCK, Madame LAGARDE, sur la question des normes comptables, je suis
stupéfait.

Deuxièmement, et vous devez chacun le comprendre, depuis ce matin, j’ai peut-être vu quatre ou cinq
textes successifs. Alors peut-être que tel ou tel d’entre vous a obtenu la copie d’un des textes. Il serait
bon de voir que le texte ait été adopté avant que les chefs d’Etat et de Gouvernement ne se réunissent.
Alors pourquoi on se réunirait ? L’époque - peut-être que vous en avez vu beaucoup - des sommets
pour rien est terminée. Vous savez ce qui nous a amené à la situation où on est ? C’est la mainmise des
techniciens sur des sujets éminemment politiques, notamment sur les normes comptables. On a voulu
faire confiance à un certain nombre de techniciens qui se sont trompés.
Ce sommet, comme l’a dit la Chancelière, il y a beaucoup de progrès qui ont été accomplis,
heureusement ; mais le compte n’y est pas encore. D’ailleurs si le compte y était, on pourrait repartir
ce soir. Il y a aussi des agencements de communiqués. On peut se retrouver avec une petite phrase qui
nous plait mise en annexe, cela il n’en est pas question.
Il y a des déclarations de principe, il y a des objectifs majeurs et je puis vous dire que sur les objectifs
majeurs, avec Madame MERKEL, nous étions encore en discussion. Il s’agit de savoir quels sont les
objectifs du sommet. Je comprends parfaitement que certains veulent parler de la relance, nous aussi.
Nous, on ne se contente pas d’en parler, on la fait. Mais la régulation, ce n’est pas un gros mot, c’est
un objectif majeur.

QUESTION – Madame la Chancelière, Monsieur le Président, vous venez de citer des objectifs tout à
fait définitifs. Est-ce qu’en contrepartie, Madame, vous seriez prête à faire des compromis sur de
nouvelles relances ? Et vous, Monsieur le Président, à titre de compromis, seriez-vous prêt à rester
jusqu’à la fin du sommet ?

MME MERKEL – Il ne s’agit pas de marchandage ici, de maquignonnage. Vingt pays rassemblés au
sein de ce G20 et nous devons avoir la même compréhension des choses, à savoir qu’une telle crise ne
doit pas se répéter. Cette crise n’est pas une catastrophe naturelle, elle n’est pas le fruit du hasard, elle
le résultat de dérives sur la durée que nous connaissons. Nous ne rendrions service à personne de ne
pas fixer les objectifs nécessaires à ce que cette crise ne se reproduise pas.
Nous savons tous que plus de régulation est nécessaire, mais on ne peut pas dire que parce qu’on aura
obtenu satisfaction, il faut que nous soyons gentils et sages sur un autre point. Il faut la gestion de la
crise, c’est évident, et d’ailleurs les Européens peuvent tout à fait tenir la comparaison avec les Etats-
Unis d’Amérique, nous avons fait la même chose que les Américains.
Et je suis tout à fait d’accord avec ce que préconise Gordon BROWN, à savoir qu’il faut apporter notre
soutien aux pays plus faibles qui n’ont pas des ressources pour faire des programmes de relance parce
que c’est aussi dans notre intérêt bien compris.
Mais ce n’est pas parce qu’on fera beaucoup de la relance, qu’on se contentera de faire un peu de
régulation. Celui qui ne veut pas comprendre cela est condamné à revivre la même crise et c’est cela
qu’il faut comprendre au G20.

LE PRESIDENT – Je voudrais rappeler que nous sommes dans un monde multipolaire. Nous ne
considérons pas que quand l’Allemagne, la France, et l’Europe prennent la parole, on leur fasse une
grâce en les écoutant. J’ajoute que comme l’a dit Angela, l’idée du G20, c’est l’Europe qui l’a voulue.
On veut le succès du G20.
Sur le développement et sur la vente du stock d’or du FMI, on est tout à fait prêt bien sûr. Il ne faut
pas que les pays pauvres qui souffraient avant la crise, se noient complètement pendant la crise, donc il
faut les aider.

Si la crise s’aggrave, est-ce qu’on doit faire davantage ? Mais c’est ce qu’on n’a cessé de faire.
Simplement, nous ne désignons personne comme responsable de la crise, mais nous disons que c’est
une opportunité historique de construire un monde nouveau. Le mot « historique », c’est Angela
MERKEL qui l’a employé et cette opportunité de construire un monde nouveau, nous ne voulons pas
la laisser passer. Nous sommes au XXIème siècle, il est temps de poser les bases de la régulation du
XXIème siècle. Ce n’est pas une question de caprice, ce n’est pas une question d’ego, c’est une question
de résultat.

On nous attend au rendez-vous, est-ce qu’on sera à la hauteur du rendez-vous ou pas ? Naturellement,
il faut faire des compromis, toujours, surtout quand on est vingt. Et en Europe, nous, on a bien
l’habitude des compromis, c’est bien pour cela qu’on a construit l’Union européenne. Mais le
compromis, il doit être de toutes les parties du monde. Surtout que la crise n’est pas spontanément née
en Europe, franchement.

QUESTION – Madame la Chancelière, Monsieur le Président, qui visez-vous exactement quand vous
dites que quelqu’un n’est pas au rendez-vous de l’histoire ? Est-ce que nous nous trompons en pensant
qu’au cours des derniers jours, la résistance du Président américain a augmenté à l’égard des questions
de la régulation ?

MME MERKEL – Non, pas vraiment, je ne crois pas. On vient de le dire, tout est encore en plein
mouvement, il y a plusieurs textes et je crois qu’il y a encore beaucoup de possibilités de faire des
progrès, on va aller de l’avant. Et même aux Etats-Unis, on parle maintenant beaucoup de régulation,
le Ministre des Finances américain a fait des propositions dans ce sens.
Et je crois que l’heure est venue de faire du travail de fond, parce que ce qui ne sera pas décidé
aujourd’hui et demain ne le sera pas dans les cinq ans à venir. Les normes minima qui n’auront pas été
fixées d’ici demain ne le seront pas après-demain. On ne peut pas non plus dire on fera ce qu’on n’a
pas fait cette fois-ci lors d’un troisième sommet.
Donc, nous jetons vraiment les bases de cette nouvelle architecture financière mondiale. Il faut que ce
soient des bases solides. C’est la raison pour laquelle nous sommes très fermes et durs sur les détails,
parce qu’on ne peut pas se permettre de rester vagues. Je crois que les chances sont tout à fait réelles
d’obtenir satisfaction.

LE PRESIDENT – L’élection de Barack OBAMA a suscité un énorme espoir dans le monde et en
Europe. Et vous savez la décision que le Gouvernement français a prise de réintégrer le
commandement de l’OTAN, c’était une marque, d’abord, d’attachement à l’axe franco-allemand, à
l’Europe et au lien transatlantique. Monsieur OBAMA a été élu sur l’idée du changement, « we can ».
Et la tribune qu’il a publié en Allemagne comme en France, dans le monde entier, elle est excellente.
Moi, j’ai confiance en Monsieur OBAMA, mais il faut sans doute, aux Etats-Unis comme en Europe,
que l’administration suive ce que dit le leader. C’est Monsieur OBAMA qui parle dans sa tribune très
bien des paradis fiscaux, de ce qu’il faut en faire. Je suis sûr qu’il va nous aider et je suis sûr qu’il le
comprend.

Nous avons confiance, mais c’est aujourd’hui et demain, Angela l’a dit, après-demain trop tard. Les
décisions on les prend aujourd’hui et demain. Il ne s’agit plus de faire des discours pour nous tous,
nous les premiers, il s’agit de prendre nos responsabilités, c’est ce qu’on essaye de faire.

QUESTION – Monsieur le Président, vous avez dit à plusieurs reprises que vous n’accepteriez pas de
compromis mou et que si c’était le cas, vous préféreriez même quitter. Est-ce que vous maintenez cette
menace-là et quels sont les points sur lesquels vous ne transigerez pas ?

LE PRESIDENT – Je viens de le dire. Ecoutez d’abord, cela est embêtant pour moi de partir alors
que je viens d’arriver. Deux, Angela MERKEL et moi, nous sommes exactement sur la même ligne,
mais on ne veut pas gagner pour nous, nous pensons que nos positions sont les positions de bon sens et
nous voyons que cela progresse. Simplement nous avons voulu tous les deux signifier que c’était
historique et que devant l’histoire on ne peut pas biaiser. Et quant au point, c’est ce qu’a indiqué
Madame MERKEL, je me suis contenté de reprendre ce qu’elle a dit, nous partageons les même
convictions. Vous jugerez demain de ce qu’il en est du résultat, de ce qui n’est pas un combat, de ce
qui est une discussion franche.