NICOLAS SARKOZY ET LES FRANCAIS - 2007 - 2012

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Jacques Creyssel, numéro deux du Medef : Nicolas Sarkozy montre une vraie admiration envers ceux qui ont construit quelque chose individuellement


Ses mandats de maire de Neuilly (Hauts-de-Seine), de 1983 à 2002, ont fait de M. Sarkozy l’interlocuteur de nombreuses fortunes françaises. Quand il ne fait pas du vélo avec les Decaux, il croise Liliane Bettencourt, actionnaire de L’Oréal, résidente des beaux quartiers de l’Ouest parisien.

“Il partage avec eux, explique Jacques Creyssel, le numéro deux du Medef, une culture du résultat faite d’objectifs et de moyens pour y parvenir, et montre une vraie admiration envers ceux qui ont construit quelque chose individuellement.”

M. Sarkozy aime évoquer sa fascination pour “les entrepreneurs qui ont réussi à la force du poignet”.

Plus que tout, l’attirance pour les patrons paraît résider chez M. Sarkozy dans l’idée de réussite individuelle. A tel point qu’il répète souvent qu’il n’est pas un idéologue et que l’individu prévaut sur les idées.

En retour, l’énergie de M. Sarkozy séduit nombre de patrons, y compris les plus roués, tels les financiers octogénaires Albert Frère et Paul Desmarais senior, icônes du capitalisme français. Pourtant, le premier est belge et le second est canadien. Ils sont les premiers actionnaires identifiés des plus grands groupes français, Total, Suez, Lafarge.

Le couple Sarkozy a ainsi été invité à passer le réveillon 2004 dans la propriété canadienne des Desmarais, si vaste qu’on la parcourt en hélicoptère. M. Frère, qui investit avec M. Arnault, et M. Desmarais, proche de M. Bouygues, savent qu’il est toujours bon pour les affaires de tutoyer un chef d’Etat membre du G8.

M. Frère a d’ailleurs rejoint le Fouquet’s le 6 mai au soir, à bord de son jet privé, en provenance de Marrakech. M. Desmarais, déjà à Paris, n’a eu qu’à attendre son acolyte sur le lieu des agapes.

“Ils cherchent le pouvoir d’influence”, concède un banquier de Lazard. “Mais, ajoute-t-il, ils ont aussi une affection pour Sarkozy, il n’y a qu’à entendre les trémolos dans la voix d’un autre papy, véritable parrain de la finance, Antoine Bernheim.”

Président des assurances Generali, M. Bernheim est l’un des banquiers d’affaires les plus influents des vingt-cinq dernières années auquel nombre de grands patrons, dont Vincent Bolloré ou Bernard Arnault, doivent certains de leurs succès.

“Sarkozy n’est pas le libéral que l’on croit”, plaide Eric Besson, ex-député PS transfuge nommé secrétaire d’Etat à la prospective du gouvernement, proche de Jean-Marie Messier qui l’avait chargé de la Fondation Vivendi.

“Il est de ceux, poursuit M.Besson, qui pensent que les multinationales ont une âme, il peut imposer aux patrons des choses qui les feraient fuir si la gauche en parlait, notamment sur les stock-options ou les parachutes dorés.”

Extraits d’un article du Monde, de Jacques Follorou - 30 août

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